lundi 10 avril 2006

Vive les blogues des jeunes !

Après seulement quelques jours suite au démarrage de mon expérience dans le domaine des blogs, je réalise à quel point mon admiration grandit chaque jour pour les acteurs de ce média.

Parmi ces acteurs, on retrouve des jeunes qui vont à l'école et qui écrivent des blogs.  Que diriez-vous d'un élève qui résume les notions d'histoire pour le seul bénéfice de ses collègues qui doivent se préparer aux examens de juin.

Ça vaut la peine d'aller voir cette initiative et d'autres exemples aussi dans le blog de François Guité.

dimanche 09 avril 2006

À l'Université des parents...

Il y aurait des parents mais qui ne suivent aucun cours. 

Seulement des laboratoires pratiques et ludiques.  Avec nos propres enfants et des enseignants qui sont aussi des parents.  Les laboratoires adopteraient l'approche de résolution par problème.  C'est-à-dire que nous pourrions vivrent avec nos enfants des mises en situation représentatives de la vie de tous les jours et recevoir ainsi un accompagnement sur mesure de la part des professeurs selon le caractère unique de notre enfant et son stade de développement (qui ne correspond pas toujours à son âge).

De retour à la maison, nous aurions la possibilité de demeurer en contact avec tous les professeurs et les autres parents grâce, bien entendu, à Internet.  Le partage des meilleures pratiques des parents serait un processus continue qui nous mènerait à notre tour sur une base volontaire vers l'enseignement à cette fameuse université.

En tant que parent ou même d'enfant, des stages dans d'autres familles nous seraient offerts pour ouvrir nos horizons.  Idéalement, ces stages se dérouleraient dans d'autres pays ayant des cultures et des langues différentes des nôtres.

Alors, on achète Bridgeville et on démarre cette université des parents ?

samedi 08 avril 2006

Si on achetais une ville pour seulement 1,75 millions de dollars ?

Que diriez-vous de bâtir l'Université des parents (après celle des hamburgers qui existe depuis 1961) dans la ville de Bridgeville avec ses 8 maisons, son bureau de poste, sa rivière et son code postal !  Cette ville, à vendre sur  eBay, est située au nord-ouest de San-Francisco à 50 kilomètres de l'océan pacifique.

Vite, nous avons jusqu'au 4 mai pour communiquer avec Bill Krall et en faire l'acquisition.

Laissez-moi passer un coup de fil à l'autre Bill (Gates) ou bien plus près de chez nous,  Monsieur André Chagnon, président de la plus importante fondation au canada avec 1,4 milliard en banque dont la mission vise la santé et la lutte contre la pauvreté.

Vous êtes restés sur votre appétit ? Alors je reviens demain avec mon sujet d'Université des parents.

vendredi 07 avril 2006

La constance du jardinier : trop d'eau pour les ados ?

Les adolescents, c'est comme les fleurs.  Le jarnidier choisit sa terre soigneusement, sème à l'intérieur de sa maison pour protéger sa semence des intempéries et des dangers de l'extérieur.  Il offre à sa jeune pousse tous les soins et l'amour nécessaires à sa croissance.

Un beau jour, il décide de lui présenter le monde extérieur en privilégiant une journée clémente mais évite le soleil de plomb qui pourrait la flétrir.  C'est un choc pour la plante qui ne possède pas encore de fleurs.  Il va même jusqu'à choisir le lieu idéal à son épanouissment en contrôlant ses fréquentations.  Chaque jour, il éloigne vigoureusement les mauvaises herbes qui envahissent son espace vital.  De façon surprenante, il lui inflige volontairement un grand stress en coupant ses tiges dans le but de la stimuler et de favoriser la production d'une fleur qui à son tour disséminera ses semences.

Il gère l'apport des engrais chimiques ou biologiques selon le cas.  Par dessus tout, il lui donne de l'eau pour répondre à ses besoins essentiels.  Alors voilà le lien avec les adolescents qui demandent la même chose que les fleurs.  Donnez-en trop aux ados et ils deviennent les ados-rois (suite logique des enfants-rois, pourris, gâtés...), négligez-les et ils seront en carence d'amour, mal-aimés. 

Bonne chance au jardinier qui saura trouver le fin dosage entre l'amour, le chemin de l'autonomie et de l'affirmation de soi ... dans le respect mutuel et l'harmonie familiale.

Si vous voulez mon avis, la constance du jardinier, c'est mauvais pour les adolescents.  Je m'explique.  La fameuse cohérence et la sacro-sainte constance exigées des parents-modèles génèrent deux résultantes indésirables.

La première, c'est que l'enfant évolue vers l'adolescence alors que notre façon d'agir demeure sensiblement la même au fil des années.  Nous sommes des dinosaures croyant que la période mésozoïque n'aura pas de fin.

Deuxièment, si nous avons plusieurs enfants, nous prônons l'égalité et la justice peu importe le caractère unique de chacun des enfants.  Garçons, filles, sportifs, intellectuels, timides, extravertis, doués ou en difficultés.  C'est du pareil au même, nous faisons de notre mieux sachant très bien que l'art d'être parent, c'est une discipline expérimentale.  Sommes-nous de meilleurs parents après 2 ou 4 enfants ?

Je ne suis pas un expert en statistiques, mais je sais que 2, 4 ou 12 ne représentent probablement pas des échantillons significatifs.  Un actuaire ou un mathématicien pourrait-il m'informer du nombre d'enfants nécessaires pour être considéré comme un parent capable d'éduquer ses enfants avec la certitude d'avoir réussi ou simplement avoir fait du bon travail.

Pour compliquer les choses, nous sommes souvent 2 jardiniers pour la même fleur et de plus en plus jusqu'à 4 jarnidiers dans 2 jardins différents parfois éloignés de dizaines ou centaines de kilomètres .  L'un arrose beaucoup, l'autre préfère le bio tandis qu'un troisième coupe le cordon trop tôt et le quatrième place le tournesol à l'ombre !

Dans ces conditions, chaque ado qui atteint l'âge adulte représente en soi un grand miracle d'adaptation au changement perpétuel.  Ce sont des ados de type rustiques particulièrement bien préparés aux changements climatiques planétaires.  Faisons-leurs confiance !

jeudi 06 avril 2006

Quelques minutes avant minuit

Après avoir couché les enfants et regardé un film très original mais qui fait bouillir les méninges, il ne me reste que le temps de porter cette nouvelle à votre attention : les foires du livres dans les écoles jugées illégales.

Mes enfants s'y rendent avec plaisir à ces foires du livre et je n'ai jamais perçu cette approche commerciale comme incompatible avec mes valeurs éducatives. 

Par contre, les écoles qui demandent aux enfants de 1ère année de vendre du chocolat en récompensant les meillleurs vendeurs avec des oursons en peluche, ça c'est un partenariat public-privé (PPP) complètement raté !

mercredi 05 avril 2006

Planète USA

Imaginer une planète avec des enseignants payés selon la performance scolaire des élèves.

Imaginer des écoles qui identifient le Top 10 % des meilleurs professeurs pour verser les augmentations annuelles de salaire.

Imaginer...  Non je n'ose pas y penser.  Pas dans la société québécoise, à moins que le Premier ministre Stephen Harper se présente et se fasse élire aux prochaines élections provinciales !

Pourtant, c'est exactement le cas de la Floride dont l'équivalent des commissions scolaires, les school districts, doivent mettre en oeuvre de telles pratiques de rémunération selon la loi adoptée en 2002.

Voici ma source, le Washinton Post ou si vous préférez une traduction pour laquelle un abonnement est nécessaire, allez voir le Courrier international.

Je vous laisse réfléchir sur ce sujet qui suscite la controverse même au sud de notre frontière.  La Floride est-elle tombée dans les pommes ?

mardi 04 avril 2006

Mille et une missions de vie, tome 2

Pas facile d'aider nos enfants à trouver leur propre voie.  Leur mission de vie ou bien simplement un emploi qui paye les factures et qui apporte un sentiment de réalisation plus grand que celui de frustration.

Se faire raconter des histoires, ça ouvre l'esprit, ça favorise la réflexion et forge nos valeurs mais ça ne contribue pas toujours à passer à l'action.  Les histoires sont vraies, fausses, inventées ou plus souvent un fin dosage entre la fiction et la réalité. 

Les parents racontent les récits du passé et espèrent influencer le futur de leurs enfants qui, eux, ne pensent qu'au moment présent sans réelle notion du temps particulièrement lorsque qu'ils vivent des moments d'éternité.  Nos enfants démontrent sans cesse un besoin impératif de vivre des histoires qui deviendront des expériences de tout acabit.

Ainsi va le destin de notre progéniture et le nôtre aussi.

Pas facile d'aider nos enfants parce que notre instinct de protection programme dans notre cerveau une aversion envers le risque de voir nos enfants ressentir de la peine ou de la douleur.  Vivement les expériences pour nos enfants mais en laboratoire seulement avec un environnement totalement contrôlé et stérilisé.

Le chemin vers l'autodétermination va à l'encontre de ce fameux instinct de préservation qui se rapproche davantage d'un état de survie que la pleine réalisation et satisfaction des besoins supérieurs de nos enfants.

Permettons à nos petits amours de sortir de notre zone de confort pour leur plus grand bonheur !  Ils ont tout ce qu'il faut pour trouver eux-même leur voie.  C'est probablement dans la confiance que nous leur témoignons, que se trouve notre contribution la plus convaincante.

En résumé, soyons des bougies d'allumage sans toucher au frein, à l'accélérateur et encore moins décider de la destination.

lundi 03 avril 2006

Mille et une missions de vie, tome 1

Raconter une histoire à ses enfants fait partie des meilleures pratiques autant des parents néophytes qu'expérimentés.  Habituellement, le nombre d'histoires racontées suit une courbe inversement proportionnelle à celle de l'âge de l'enfant.

Je réfléchis à mon propre point de rupture qui correspond avec l'arrêt du rituel de l'histoire avant le dodo.  Je dirais intuitivement que c'est à l'âge de raison de l'enfant, lorsqu'il est censé distinguer le bien du mal.  À ce qu'on dit, vers l'âge de 7 ans.  Une de mes filles aura bientôt 7 ans et je suis pris d'un serrement dans la gorge.

Comment est-ce possible ?  Tout le monde adore se faire raconter des histoires peu importe le nombre de printemps à son actif !  Oui, je sais que c'est maintenant ma fille qui me raconte des histoires en faisant l'apprentissage de la lecture.  Pendant ce temps, je commence à lui expliquer les vraies choses de la vie.

Exactement comme les adultes qui disaient au petit Saint-Exupéry alors agé de 6 ans de s'intéresser au calcul et à la grammaire plutôt que de dessiner un serpent boa qui digérait un éléphant.

Pire encore, je fais face à un effet domino puisque j'ai également diminué le rythme des histoires racontées à ma plus jeune fille de 4 ans.  Prenant exemple sur sa grande soeur, elle lit les mêmes histoires en mimant les difficultés de lecture et en prononçant des « e » à toutes les deux syllabes.

C'est assez !  Dès demain soir, je vais raconter une histoire aux enfants en me rappellant que c'est de cette façon que je réussirai à poursuivre mon éducation comme à l'époque du conte Mille et une nuits:

« À l'origine, au VIII-IX siècles, un livre persan  intitulé Hezar Afsane ou Mille contes qui a été traduit en arabe et a pris le nouveau titre de Mille et une nuits.  L'ouvrage persan, qui relevait du genre « miroir des princes », contenait vraisemblablement des récits exemplaires et était destiné à l'éducation des gouvernants... »

La suite demain soir...

dimanche 02 avril 2006

À quoi ça sert une commission scolaire ?

Comme la plupart des parents, je me demande quelles sont les activités et surtout la mission de ma commission scolaire.  Dans les faits, je suis sensible à son existance lorsque je reçois mon compte de taxes scolaires qui sera haussé de 50 % en moyenne pour 2006-2007 !

Jettons un coup d'oeil à la mission de ma commission scolaire :

« La mission ... est de construire un environnement propice aux apprentissages et au développement des personnes, en soutenant ses établissements dans la mise en place de services éducatifs et de programmes de formation qui permettent aux élèves jeunes et adultes de s'instruire, de socialiser et de se qualifier, afin de devenir des citoyens autonomes et responsables, engagés envers leur milieu et ouverts sur le monde et la modernité. »

Je suis en parfait accord avec cet énoncé qui semble correspondre aux attentes des parents de mon entourage.  Cependant, je suis curieux de comprendre comment la Finlande, qui a confié la gestion de ses écoles aux municipalités, peut réussir sans la structure des commissions scolaires.

Avec un budget de près de 13 milliards en 2006-2007 dont 8 milliards administré par les commissions scolaires, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport devrait considérer sérieusement la pertinence de cette institution.

Outre mon compte de taxes, les médias me rappellent surtout les mauvaises nouvelles sur les commissions scolaires avec les histoires de comptes de dépenses phaaronique des commissaires ou bien de vente de chocolat pour acheter des pupitres !

Pas étonnant que les parents ne prennent pas au sérieux les élections scolaires qui affichaient dans ma région un taux de participation de seulement 3,75 % en 2003.

Notre regretté Sol dirait : « Ouille alors, quoi faire, quoi faire ? »

Une seule réponse et plusieurs mots me viennent à l'esprit : s'impliquer, s'engager, comprendre et persévérer à la mesure de nos capacités et intérêts.  Le cynisme s'avère certes plus facile mais rare sont les fruits générés par ce comportement sauf si nous voulons nous mesurer aux omniprésents humoristes québécois.

samedi 01 avril 2006

Il était une fois une naissance...

Je me présente, Richard Désy, un papa fou de ses enfants. Ou simplement un papa, ou bien un fou tout court ! On a mis quelqu'un au monde, il faudrait peut-être l'écouter sinon cela serait bien dommage. Voilà l'essence même de ma perception d'un blog ou cybercarnet.

Le sujet de mon blog, l'éducation ! Le point de vue d'un parent dans l'action avec pour seule philosophie la naïveté 101.

C'est bizarre, on dit souvent : « Jouer le rôle d'un parent. »

Pourtant, c'est en jouant ce rôle que l'on joue le moins souvent avec les enfants. Jouer, ça consomme du temps, beaucoup de temps. Il faut aussi un abandon total et un véritable lâchez prise. J'adore faire des blagues absurdes avec les enfants et maintenant c'est moi qui se fait prendre au jeu.

Lorsque ma fille de 2 ans et demi à l'époque me désarçonne en me disant le plus sérieusement du monde : « Je suis triste, je suis malheureuse et je pleure... » en attendant ma réaction pour enfin me dire en me réconfortant : « Voyons papa, c'est juste une blague », je réalise à quel point l'éducation représente la plus puissante arme d'instruction massive !

Et cette arme, je la cherche encore après des années d'expérimentation, de réflexion et surtout pas assez d'action. Je fais le voeux que ce blog m'aide à concrétiser ma quête. Oui, je sais qu'il ne faut pas révéler les voeux si on veut qu'ils se réalisent, mais c'est pas grave puisque j'écrit dans un journal intime.